Enjeu de l’armée des enseignants de l’éducation nationale.

C’est l’un des budgets les plus importants de l’ensemble des autres secteurs, après celui de la défense nationale pour l’année 2023. Sa croissance annuelle montre et démontre l’attention particulière qu’accordent les pouvoirs publics à ce secteur très sensible, en termes de moyens humains (enseignants et encadrement technique), matériels (parc d’établissements d’enseignements) et financiers (budget de fonctionnement et d’équipement). En outre, l’enseignement dans les écoles et lycées publics sont gratuits (sauf une somme modique pour les frais annuels d’inscription) et les instruments pédagogiques (livres et tablettes électroniques, informatiques…) restent également fortement subventionnés, ainsi que les cantines et le transport. Le secteur privé, de l’enseignement primaire, moyen et secondaire, commence depuis quelques années à se développer mais demeure marginal, par rapport au secteur public, qui porte le plus lourd fardeau, même si un autre phénomène de privatisation indirecte et informelle s’étend à travers les « cours privés de soutien ».
Dès lors, une véritable « armée d’enseignants » (que l’on peut évaluer à un demi-million) concours à la prise en charge de l’éducation nationale, « encadrée » par de puissants syndicats pour chacun des niveaux, qui activent pour « défendre » les intérêts corporatifs de leurs adhérents. Les conditions de travail (surcharge des classes, structures vétustes, sécurité…), l’amélioration des salaires (l’un des plus bas dans la région), l’évolution des carrières (promotion, sanction, retraites, la formation le recyclage et le perfectionnement…), la révision des programmes pédagogiques (matières, le volume horaire, les examens et les contrôles…), l’introduction dernièrement de la langue anglaise au primaire, ainsi que les inspections (académies, services, découpage territorial, animations socio-culturelles, relations avec la tutelle et les collectivités locales…) sont autant de dossiers qui préoccupent la tutelle et les représentants des travailleurs et qui se traduisent souvent par des arrêts de travail et des négociations difficiles entre les différents protagonistes. Enfin, il ne faut pas oublier les associations des parents d’élèves qui sont parties intégrantes de cette immense machine que représente l’éducation nationale.
C’est dire que le manque de dialogue, le défaut de communication, les intérêts cachés, les objectifs politiques sous-jacents, les arrière-pensées, les rentes de situation et les blocages nombreux d’introduction de réformes, entraînent des confusions et des appréhensions qui finissent par des réactions négatives injustifiées qui se répercutent sur les élèves souvent pris en otage. C’est ainsi que les manifestations enregistrées dernièrement des stagiaires de l’INS, qui revendiquaient la priorité des recrutements de leur promotion, avant celui des produits de l’université, aurait pu être évitées, si et seulement si le ministère avait déclaré que la priorité du recrutement revenait aux promotions de l’INS ! Ce manque flagrant de communication, à l’intérieur du secteur, accroît le malaise dans la famille de l’éducation et démultiplie les conflits, pour des raisons avouées ou non. Il faut espérer que cette administration se dote de moyens de communication solides, en direction des enseignants de manière à éviter les faux problèmes et à s’attaquer à ceux réels, au profit unique de nos enfants.
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