Il y a des réalités qui tranchent avec les déclarations politiques du Président de la république. Celle de l’allocation devises annuelle permises aux algériens, lors d’un déplacement à l’étranger en est une ! En effet, la réglementation des changes permet une allocation devises annuelle pour déplacement à l’étranger qui varie autour de 89 Euros par personne ! Mais la réglementation douanière (1) autorise, après déclaration, un résident à exporter moins de 1.000 Euros, sans justificatif et moins de 7.500 Euros, avec une justification bancaire (par débit du compte devises individuel d’une banque) et plus de 7.500 Euros avec une autorisation de la BA, à chaque voyage. En d’autres termes, le citoyen algérien doit s’alimenter en devises, sur le marché informel, à Alger, le marché le plus actif se situe, au Square Port-Saïd mais il y en existe sur tout le territoire national, pour pouvoir subvenir à ses besoins (hôtellerie, restauration, transport et autres dépenses…), lors d’un voyage à l’étranger. Les autorités monétaires et douanières ne se préoccupent de l’origine de ces ressources, s’elles proviennent du marché légal ou illégal, seul le niveau des montants sont vérifiés, conformément à la législation en vigueur.
A titre d’exemple uniquement, les citoyens marocains ont un droit de change de 3.000 Euros et ceux tunisiens à 4.000 Euros, comparativement à celui appliqué à l’algérien qui est de quelque 89 Euros ! Comment peut-on sérieusement voyager à l’étranger avec une somme aussi modique ? Et pourtant des milliers d’algériens voyages dans toutes les destinations avec les milliers d’Euros autorisés, ce qui signifie qu’ils se sont tous approvisionnés sur le marché informel. Bien entendu, les autorités monétaires se targuent de ne pas avoir à puiser dans leurs réserves de change, pour satisfaire la demande des algériens en devises pour différentes raisons de voyage (affaires, soins, études, médicaments, pièces et produits rares ou inexistants…) mais le problème est d’ordre moral plus qu’économique. En effet, en allouant une somme modique, les citoyens sont obligés de s’approvisionnent sur le marché informel, ce qui fragilise le Dinar algérien et procure d’énormes profits indus aux trafiquants. A l’heure où le Président de la république s’est engagé à rendre la dignité aux algériens, il est temps qu’il prenne des décisions sur ce dossier.
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(1)
– Article 198 bis du code des douanes ;
-Article 72 de la loi des finances pour 2016 ;
-Article 119 de la loi des finances pour 2020 ;
-Décret exécutif n°12-279 de 2012 ;
-Règlement de la BA n° 16-02 de 2016 et Instruction N° 04-2016.
-Ordonnance 96-22 de 1996.
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