Corée du Sud : le président Yoon Suk Yeol sous enquête pour haute trahison

La Corée du Sud traverse une période de turbulences politiques sans précédent. L’information qui domine l’actualité sud-coréenne ce dimanche 8 décembre, est l’ouverture d’une enquête formelle contre Yoon Suk Yeol pour des accusations de haute trahison et abus de pouvoir. Le Parquet a précisé qu’il était suspecté d’avoir pris des mesures illégales en déclarant la loi martiale d’urgence, une décision controversée qui a provoqué des manifestations à l’échelle nationale. Selon Park Se-hyun, responsable de l’enquête, de nombreuses plaintes ont été déposées et l’enquête suit son cours, conformément aux procédures légales.
Face à l’échec de la première motion de destitution du 7 décembre, le Parti Démocrate de Corée du Sud a annoncé qu’il tenterait une nouvelle fois de destituer Yoon le 14 décembre. Après que la motion ait été invalidée faute de quorum, le chef du Parti, Lee Jae-Myung, a affirmé que cette seconde tentative viserait à faire démissionner Yoon, ou à obtenir sa destitution « sans délai ». Cette annonce met en lumière la forte polarisation du pays et la pression exercée sur le président.
En plus de l’enquête, plusieurs responsables politiques ont payé le prix fort pour leur rôle dans la crise. Lee Sang-min, ministre de l’Intérieur, a présenté sa démission ce dimanche, évoquant sa responsabilité pour la gestion des événements récents. Son départ a été accepté par le président Yoon. Par ailleurs, l’ex-ministre de la Défense, Kim Yong-hyun, a été arrêté ce dimanche. Il est également sous enquête pour « rébellion » après la proclamation de la loi martiale. Ces démissions et arrestations montrent l’ampleur de la crise au sein du gouvernement.
Les manifestations contre la gestion de la crise par le président Yoon n’ont cessé d’augmenter en taille. Samedi 7 décembre, après l’échec de la motion de destitution, des dizaines de milliers de Sud-Coréens ont défilé dans les rues. La police a estimé leur nombre à 150 000, tandis que les organisateurs parlent d’un million de manifestants. Ce mouvement de protestation est alimenté par le mécontentement général concernant la tentative de Yoon d’imposer la loi martiale, qui a été annulée après seulement six heures, sous la pression de la rue et du Parlement.
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