La Birmanie et les tensions en mer de Chine au menu du sommet de l’Asean.

La publication par Pékin d’une nouvelle carte «standard» sur laquelle les zones maritimes revendiquées chevauchent celles de plusieurs pays de l’Asean a déclenché une vague de réactions en Asie-Pacifique, de l’Inde, à la Malaisie, en passant par le Vietnam et les Philippines.
Les dirigeants de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) se sont réunis en sommet depuis hier à Jakarta, en Indonésie. Cette rencontre, qui s’étend jusqu’à jeudi, est dominée par la crise en Birmanie et les revendications territoriales et maritimes de Pékin en mer de Chine méridionale, théâtre de récents incidents.
A cette occasion, les dirigeants des 10 pays membres ont «condamné fermement» les violences contre les civils en Birmanie en reconnaissant que leur plan de paix pour résoudre la crise birmane est dans l’impasse.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Asean ont «appelé les forces armées en particulier, et toutes les parties concernées en Birmanie, à une désescalade de la violence et à mettre un terme aux attaques ciblées visant les civils, les habitations et les bâtiments publics, tels que les écoles, les hôpitaux, les marchés, les églises et les monastères», dans une déclaration, citée par l’AFP.
Depuis un coup d’Etat en 2021, les militaires birmans ont mené une répression sanglante de toute opposition et notamment des partisans de la dirigeante démocratiquement élue Aung San Suu Kyi.
Les dirigeants ont examiné l’application du plan de paix en cinq points, signé en 2021 par l’Asean avec la junte mais largement ignoré par celle-ci. «La conclusion est qu’il n’y a pas de progrès significatif dans l’application des cinq points», a déclaré la cheffe de la diplomatie indonésienne, Retno Marsudi, à la presse à l’issue du sommet, même si ce plan reste en vigueur.
Les dirigeants du groupe ont par ailleurs décidé que la présidence de l’Asean serait retirée en 2026 à la junte, et attribuée aux Philippines. «La Birmanie n’assumera pas la présidence de l’Asean en 2026», a confirmé le porte-parole de la junte Zaw Min Tun, sans donner plus de détails.
Le président philippin Ferdinand Marcos a confirmé plus tôt que son pays «était prêt à prendre les rênes et la présidence de l’Asean en 2026». «Nous allons fortifier les fondations de notre communauté et guider l’Asean qui entame un nouveau chapitre», a-t-il ajouté, selon un communiqué de la Présidence.
Source: AFP.
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