Dr Mourad GOUMIRI.
La confirmation de l’annonce présidentielle, d’une augmentation des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités et des allocations chômage, entre dans sa phase opérationnelle, après que le Président de la république a instruit le gouvernement de l’inscrire dans le cadre législatif de la loi des finances pour 2023. Les détails techniques ne sont pas encore dévoilés mais la décision d’opportunité est actée. La logique financière orthodoxe voudrait que ces augmentations soient à la hauteur de la perte du pouvoir d’achat subie par les revenus fixes, du fait de l’inflation qui caracole à quelque 10 %, cette année, tout en discriminant entre les différents déciles. L’approche politique du dossier réside dans la consolidation des classes moyennes, socle fondamental de la stabilité politique et sociale de tous pays. Enfin, l’approche économique et financière, se calcule sur la base des recettes d’exportations escomptées de l’augmentation des prix de l’énergie (gaz et pétrole), pour l’année 2022 et celle de 2023 éventuellement, sauf changement improbable de la conjoncture géopolitique internationale. En effet, distribuer du pouvoir d’achat à quelques 10 millions de consommateurs (fonctionnaires, retraités et chômeurs), va booster la demande de consommation et donc impacter l’offre de production de biens et services, pour les opérateurs économiques.
Dans ce sillage, cette augmentation est venue au bon moment, après une période de disette, d’au moins deux ans, subie par cette catégorie de la population vulnérable. Mais, dans un autre chapitre, le lourd dossier des subventions, confié à une commission d’experts, devra être déterré, de manière à éradiquer les gaspillages multiples et divers que génèrent ces dernières, d’autant qu’elles ne sont pas ciblées. C’est donc dans cet espace réduit que les pouvoirs publics devront arbitrer, à savoir augmenter le pouvoir d’achat pour compenser le niveau d’inflation et en même temps, diminuer le niveau des subventions, pour mieux cibler les populations nécessiteuses et éradiquer les gaspillages.
Cet exercice périlleux, à plus d’un titre mais obligatoire pour éviter les décisions démagogiques et populistes, nécessite une parfaite maîtrise de l’outil statistique, en recettes et en dépense, doublée d’une capacité de projection des facteurs économiques et financiers, à moyen et long terme. L’erreur et l’approximation ne sont pas permises, à ce niveau car les « décisions politiques » prises, émaneront de la justesse de ces analyses. Il importe donc de cerner le dispositif, en présentant plusieurs scénarii (haut, moyen et bas) qui soit le plus près des besoins des populations mais également des ressources réelles escomptées car du côté des importations (produits alimentaires, matières premières, produits manufacturées…) des augmentations importantes sont également enregistrées sur le marché international.
L’heure des comptes est à nos portes et il exige des pouvoirs publics de ne lésiner sur aucun moyen pour produire un plan économique et financier cohérent et opérationnel, pour au moins les cinq prochaines années, de manière à créer les résiliences nécessaires pour amortir les chocs actuels et futurs.
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