Le prononcé de la CIJ crée un lien entre Israël et le génocide à Gaza

C’est sans doute la première fois dans l’histoire récente de l’état d’Israël que son nom est associé à un génocide contre les palestiniens. En effet, la CIJ a ordonné aux autorités israéliennes de prendre des mesures immédiates contre tout acte de génocide à Gaza, dans le cadre de la plainte portée, le 29 décembre dernier, par l’Afrique du Sud. Jugeant la plainte recevable, la CIJ a pris une décision qui fera date dans les annales judiciaires internationales, puisqu’Israël, protégé par les USA au Conseil de sécurité, ne peut plus jouir de l’impunité totale antérieure, même la CIJ n’est pas reconnue par les pays les plus puissants (USA, Russie…).
La prochaine étape est le jugement sur le fond.
Bien qu’elle n’ait pas jugé sur le fond et qu’elle n’ait pas demandé un cessez-le-feu, la CIJ a cependant ordonné à l’état hébreu « de faire tout son possible pour empêcher tout acte de génocide à Gaza, de garantir en urgence l’acheminement des aides humanitaires sans obstacles au profit des habitants et de cesser de cibler des civils et des infrastructures de base ». Par cette décision la CIJ prend date et acte du fait qu’Israël va s’exécuter ou pas, du fait qu’elle demande un rapport sur l’application des mesures décidées dans un mois, ce qui signifie que le procès est documenté et que des suites sont à attendre sur le fond.
La logique des « deux poids, deux mesures » brisée.
Par ce jugement la CIJ restitue au droit international sa place pleine et entière, dans le concert des nations, caractérisé jusqu’à présent par une politique dite de « deux poids, deux mesures » ou la justice des pays pauvres et ceux riches et puissants. La réaction du gouvernement de B. Netanyahou ne s’est pas faite attendre, puisqu’il a déclaré qu’il continuerait à utiliser le « droit de défendre son pays » mais le fait qu’il fustige l’arrêt de la CIJ, constitue un désaveu de sa politique de la « terre brulée », de la colonisation et de son refus d’une « solution à deux états », que toute la communauté internationale (même les USA) appelle de ses vœux. Il faut donc attendre les suites de cette décision.
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