L’écrivain Algérien Kamel Daoud remporte le prix Goncourt 2024 pour son roman « Houris »

Le Prix Goncourt a été décerné ce lundi 4 novembre à l’auteur franco-algérien Kamel Daoud pour son roman Houris (éd. Gallimard), qui plonge au cœur des traumatismes de la “décennie noire” algérienne. Sélectionné dès le premier tour, Daoud a récolté six voix contre deux pour Hélène Gaudy, et une pour Gaël Faye et Sandriney Collette, a annoncé le président de l’Académie Goncourt, Philippe Claudel, au restaurant Drouant, où sont remis chaque année les prix Goncourt et Renaudot.
Dans Houris, Daoud mêle lyrisme et tragédie pour explorer la mémoire collective des Algériens, notamment celle des femmes qui ont souffert durant cette période sombre. Philippe Claudel a souligné que ce roman, tout en évoquant la brutalité de l’Histoire, illustre la capacité de la littérature à offrir un autre chemin de mémoire. Ce troisième roman de Daoud, publié par Gallimard, lui permet de consolider sa place dans le paysage littéraire francophone.
Le roman, interdit en Algérie, aborde des thèmes tabous en se focalisant sur Aube, une jeune femme devenue muette après une agression brutale. Daoud place l’intrigue d’abord à Oran, puis dans le désert algérien, retraçant le parcours de cette héroïne en quête de son village d’origine. Par la voix d’Aube, le livre interroge la résilience d’un peuple marqué par une guerre civile récente.
Pour Kamel Daoud, âgé de 54 ans, cette récompense s’ajoute à celle du prix Landerneau des lecteurs, obtenu en octobre. Visiblement ému lors de la cérémonie, l’auteur a réagi avec simplicité, exprimant sa joie. Toutefois, en raison de la loi interdisant la publication d’ouvrages sur la guerre civile, Houris reste non distribué en Algérie.
En parallèle, le prix Renaudot a été attribué à Gaël Faye pour Jacaranda, un roman sur la reconstruction du Rwanda après le génocide. Faye, âgé de 42 ans et d’origine franco-rwandaise, aborde ce sujet délicat à travers l’histoire d’un jeune homme franco-rwandais découvrant Kigali et les traces de ce drame.
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