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Les dérives de la CEDEAO ?

Créée le a Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), est unorganisation intergouvernementale ouest-africaine de 15 États membres. Elle a pour mission essentielle de coordonner les actions économiques des pays d’Afrique de l’Ouest. Son but est de promouvoir la coopération et l’intégration avec l’objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine et la création des infrastructures régionales en matière de transports et de télécommunications.

En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création du groupe militaire d’intervention qui devient permanent en 1999. Bien qu’au départ son rôle soit purement économique, la CEDEAO s’est assez vite intéressée au maintien de la paix. C’est ainsi que, lors de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, il est convenue la mise en place d’un groupe surveillant l’application d’un cessez-le-feu. Ce groupe de supervision est devenu en peu de temps une force d’interposition. Il est notamment intervenu dans les guerres civiles du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée-Bissau. En 1999, à la suite des différentes guerres civiles, les États membres créent une force de sécurité en attente. Cette force conserve son appellation d’origine (Ecomog). Ses principales tâches seront entre autres, l’observation et la supervision des cessez-le-feu, le maintien de la paix, l’intervention humanitaire, le déploiement préventif, la construction de la paix, le désarmement et la démobilisation.

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies charge les pays de la CEDEAO de définir un plan de reconquête militaire du Nord Mali qui se trouve entre les mains de groupes armés islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Ansar el Dine. La Mission internationale de soutien au Mali commence à se déployer fin janvier 2013. La gestion de la crise gambienne par la CEDEAO, après un différent sur les résultats des élection présidentielles, est considérée comme un succès sans qu’aucun mort ne soit à déplorer. 

Dès les débuts des tensions au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la CEDEAO a tenté de trouver des solutions pacifiques tout en menaçant les différents putschistes d’une intervention militaire pour rétablir « l’ordre constitutionnel « . C’est le cas actuellement pour le Niger, après le coup d’état contre le Président M. Bazoum, mis en résidence surveillée. La situation au Gabon est à peu prêt la même puisque quelques heures après l’annonce des résultats des élections présidentielles le donnant vainqueur, un coup d’état militaire le renverse et annule les résultats du scrutin pour « fraude généralisée ». La mise en œuvre de sanctions, arme minimale de la CEDEAO, peut faire la différence dans le cas du Niger, pays très pauvre et vulnérable mais demeure inefficace dans celui du Gabon. Une intervention directe de la CEDEAO au Gabon est-elle possible et porteuse d’une solution politique ? Rien de plus sûr, d’autant que les intérêts de puissances étrangères sont évidentes et que personne ne souhaite perdre son influence dans ce pays et dans la région.

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