Ce terme vient de loin, de très loin, puisqu’il qualifiait les vietnamiens du Sud qui fuyaient l’avancée des armées vietnamiennes du Nord, après la débâcle de l’armée américaine et son départ chaotique. Les boat-peoples étaient donc ces réfugiés qui quittaient le Vietnam dans des embarcations de fortunes et que l’on trouvait errant en pleine mer, morts, vivants ou malades et dénudés. Malgré des opérations de sauvetage, le bilan des victimes n’est pas établi avec rigueur et plusieurs milliers de personnes sont avancés ! Ce terme a été cyniquement repris pour décrire des situations similaires, où des marrées humaines se jettent à la mer pour fuir un danger réel ou imaginaire, afin de protéger sa vie.
Peut-on aujourd’hui le reprendre pour décrire ce qui se passe en méditerranée et notamment entre les côtes tunisiennes et libyennes et l’Italie et en particulier l’île de Lampedusa ? En l’espace de trois jours, c’est entre 8.500 et 10.000 migrants clandestins qui ont débarqués sur cette ile qui compte 6.500 âmes, en plusieurs vagues, débordant toutes les infrastructures d’accueil, les centres sanitaires et les aides alimentaires et médicales. Aucune statistique n’enregistre les morts en mer pour l’instant, en attendant que cette dernière ne rejette les corps mais à l’évidence des centaines de migrants n’arriveront pas au bout de leur rêve. La plupart de ces migrants sont originaire des pays du Sahel qui ont remonté jusqu’en Tunisie et en Libye qui représentent des pays dits de « transit ». Cependant, leur séjour dans ces pays pose d’énorme problème pour ces deux pays qui demandent de l’aide multilatérale pour assurer à ces migrants un minimum vital, d’autant que pour le cas de la Libye sa situation est instable avec deux centres de pouvoirs belligérants et des groupes terroristes étrangers qui sèment la terreur. Du côté tunisien, ce pays est en proie à une crise économique aigue qui ne lui permet aucune marge de manœuvre, pour prendre en charge le problème d’autant que l’accord avec le FMI (1,3 milliard d’US$) est bloqué pour « refus de mettre en place des réformes structurelles ». Pourtant, ce problème était prévisible voire programmé dans la mesure où sa situation dans la région du Sahel se dégradait et mettait en péril la vie même de ces populations, en plus des problèmes de terrorisme et d’ingérences étrangères. Comme disait le célèbre géographe français Alfred Sauvy : »Si la richesse ne vient pas à l’homme, l’homme qui ira vers la richesse » et je me permet d’ajouter même au péril de sa vie.
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