Quel avenir pour le Mouvement des non-alignés ?

Il ne faut pas oublier d’où est né ce mouvement. Il vient de la guerre froide entre deux blocs antagoniques qui voulaient chacun imposer son hégémonie et qui a failli mener à une guerre nucléaire destructrice du monde entier (crise des missiles soviétiques vers Cuba et ceux de la Turquie).
C’est dans ce contexte que des pays (dits du Tiers-monde), ont affirmé leur indépendance des deux blocs d’où le terme de non-alignés. Des pays comme l’Inde, la Yougoslavie, la Chine… ont joué un grand rôle dans la création et le développement du mouvement et notre pays y a contribué en organisant un Sommet en 1973 à Alger.
Aujourd’hui, ce mouvement lutte toujours contre l’hégémonisme et l’unilatéralisme imposé par les USA, depuis la seconde guerre mondiale et propose le multilatéralisme dans la gestion des affaires internationales.
Les défis sont ceux d’hier (guerres, pauvreté, migration, famine…), auxquels il faut ajouter ceux d ‘aujourd’hui (eau, énergies, pandémie, agressions…) et de demain (environnement, changement climatique, épuisement des ressources, technologies …).
Le but essentiel du mouvement est la mise en œuvre d’un monde plus équitable qui assure la sécurité et la prospérité partagée. Le premier étage de la fusée est d’ordre idéologique et politique, par la prise de conscience que le monde va à sa perte si un seul pays décide pour tous les autres et en fonction uniquement de ses intérêts propres. D’où le concept de multilatéralisme en remplacement de l’unilatéralisme, dans le traitement des dossiers qui concerne toute la planète, ce qui nécessite un changement radical dans les comportements politiques et diplomatiques avant tout. Le monde ayant changé du tout au tout, des puissances émergentes revendiquent le droit de protéger et de défendre leurs intérêts bien compris, ce qui est impossible avec les instruments construits il y a 60 ans.
Le principe fondamental en matière de justice internationale est celui qui élimine « les deux poids deux mesures » en la matière. En outre, l’externalisation du droit américain à l’ensemble de la planète est irrecevable. Il faut revenir à un droit international unique, développé par des intenses judiciaires impartiales et neutres et applicable à tous sans discrimination.
La force et la faiblesse du mouvement sont contenues dans l’unité et la solidarité de son rang. Il ne s’agit pas d’aller vers la confrontation mais vers la négociation. Ce n’est pas une chose facile et on ne change pas des comportements hégémoniques de plusieurs années d’un trait de plume. La patience dans la constance sont les maîtres-mots.
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