Dr Mourad GOUMIRI
A l’évidence, la diplomatie algérienne ne peut rester indifférente à la volte-face espagnole sur la question du Sahara-Occidental ! Le rappel de notre ambassadeur n’est qu’une première étape qui indique le mécontentement de notre pays à l’égard d’un pays, ancienne puissance coloniale, qui a toujours conservé un équilibre savamment entretenu, entre ses intérêts dans les deux pays. Quelles sont donc les raisons cachées, de ce revirement spectaculaire et inattendu ? En effet, après les discussions relatives à la sécurité des approvisionnements en gaz de l’Espagne et les assurances de notre pays, on aurait pu s’attendre à un « renvoi d’ascenseur diplomatique » de sa part, en maintenant, à minima, sa position traditionnelle, ancrée sur les résolutions onusiennes ! Le premier couac diplomatique a débuté lorsque l’Espagne a « distillé » l’information selon laquelle elle pourrait utiliser le GME « en sens inverse » pour approvisionner le Maroc en gaz naturel, après le non renouvellement du contrat arrivé à échéance et la fermeture du GME. Or, les clauses du contrat gazier algéro-espagnol, interdit expressément cette pratique et les autorités espagnoles ont tout de suite réagi, en déclarant que cette opération, longue et onéreuse, s’effectuerait par l’apport de GNL, fourni soit par le Qatar soit par les USA ! Cette première alerte va constituer le début d’une période de suspicion entre les deux pays. Les rushs migratoires, organisés par le Makhzen, sur les enclaves espagnoles, de Ceuta et Melilla, ont mis en péril, la sécurité de ces territoires, revendiqués au demeurant par le Maroc, sans que l’Espagne ne prenne des mesures fortes à la hauteur des événements. Enfin, le Maroc inonde l’EU, via l’Espagne, de résines de cannabis, sans que l’EU ne réagisse outre mesure, par des mesures de rétentions fortes. Certes, les relations commerciales entre l’Algérie (l’Espagne est le 3ème client de l’Algérie avec 4,5 Milliards d’Euros et le 4ème fournisseur avec 2,5 Milliards d’Euros) et l’Espagne et celles du Maroc et l’Espagne, sont sans commune mesure, qualitativement et quantitativement. En outre, des liens historiques, culturels, sociaux, politiques et géopolitiques les unissent, même lorsque des crises sporadiques remontent à la surface. Si on ajoute à cela, la position du Maroc, entre les USA et l’UE, par rapport à celle de l’Algérie avec la Russie, il est alors clair, que des pressions extérieures à la région, ont été exercées sur la dernière décision du Premier ministre espagnole, pour qu’il en arrive à « franchir le Rubicon ». Il semble que l’opinion publique, la société civile et les partis politiques espagnols, vont avoir le dernier mot dans ce bras de fer inattendu.
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