Quels risques sur l’économie mondiale, après les taxes douanières imposées par Donald Trump ?

Ce que tous les partenaires commerciaux des USA redoutaient a été mis en œuvre hier soir, après que le président américain a signé les « décrets de la liberté ». Fidèle à son engagement politique de faire ce qu’il dit et qu’il dit ce qu’il fait, le président a décidé d’une taxe douanière de 25 % sur tous les produits étrangers écoulés sur le marché américain.
C’est la fin du suspense, car beaucoup pensait qu’il allait revenir sur sa décision ou en tout cas d’amoindrir ou de viser certains pays, mais pas d’autres !
Tous les pays, à l’unisson frappé par ces taxes douanières, ont réagi en instituant des taxes à leur tour proportionnel à celles américaines, ce qui va sanctionner les exportations américaines. Bien entendu, les produits étrangers importés aux USA vont coûter plus cher et donc vont être moins attractifs pour le consommateur américain.
Des tensions inflationnistes risquent de se déclencher à court terme, mais semblent prises en compte par les conseillers économiques du président américain qui a prévenu que cette situation serait temporaire et difficile à dépasser, cependant nécessaire pour le renouveau de l’économie américaine.
Seul point d’ombre prévisible, c’est le comportement de la bourse américaine et celles étrangères qui ont déjà dévissé et risque de remettre en cause toute cette politique économique et de manière générale la croissance mondiale.
À l’évidence, cette politique est en contradiction avec les règles de l’OMC, organisation multinationale que les USA veulent quitter et en d’autres termes, toute action auprès de cette institution resteront lettre morte !
La politique de relocalisation aux USA des entreprises de production, si elle venait à porter ses fruits, ne pourra le faire qu’à moyen et long terme. Entre-temps, le marché mondial risque d’entrer dans un processus de récession, préjudiciable pour toutes les économies du monde.
Le premier marché qui sera créatif est celui de l’énergie (OPEP+) qui devra réduire sa production pour maintenir les prix au niveau actuel (autour de 70 US$ le baril), ce qui n’est pas évident, puisque le président D. J. Trump veut faire pression pour le ramener à un niveau de 40 US$ le baril.
Ceux qui pensaient que le président américain « bluffait » se sont lourdement trompés et devront en tirer les conséquences. En effet, la démonstration d’hier soir indique que ce dernier va mener sa politique jusqu’au bout et prendra toutes les décisions qu’il considère utiles pour bien de son économie, sans se préoccuper des conséquences sur celles des autres partenaires. La riposte attendue des autres pays sera sans doute graduelle, ce qui laisse l’initiative au président américain, au moins sur le court terme.
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