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CACQE, restructuration ou ouverture au secteur privé ?

       Le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) est un établissement public à caractère administratif, sous tutelle du ministère du commerce, chargé de la protection de la santé et de la sécurité des consommateurs. Nul besoin de préciser son importance pour la sécurité et la conformité des produits mis sur le marché. Il doit s’assurer de la conformité des produits aux normes et spécifications légales et réglementaires, aussi bien importés que produits localement, à travers ses 36 laboratoires opérationnels répartis sur tout le territoire national.

Le contrôle s’exerce sur produits agro-alimentaires, les produits cosmétiques, et d’hygiène corporelle, et les produits industriels. Il intervient également sur les appareils électroniques domestiques ceux fonctionnant au gaz, pour éviter les drames humains et matériels enregistrés actuellement, chauffages et détecteurs de monoxyde de carbone notamment.

Les moyens humains et matériels insuffisants

Le ministre du commerce vient de demander un audit en vue d’une restructuration du CACQE pour améliorer et promouvoir son rôle de contrôle de la qualité et de sécurité des produits. Il a demandé d’élargir son champ d’action pour garantir une couverture plus large des secteurs et des différentes industries et permettre aux produits d’être en conformité avec les standards internationaux.

A l’évidence, le manque de moyens humains et matériels, est le principal obstacle pour assurer ses missions complexes et immenses, malgré la création future de plusieurs laboratoires de contrôle. Cette situation entraine des files d’attente énormes et des contrôles approximatifs, sous la pression des opérateurs activant dans les différents domaines et concernés par le contrôle, pour obtenir le certificat de conformité.

Les avantages de l’ouverture du contrôle au secteur privé

        L’ouverture de cette mission au secteur privé aura de multiples avantages comme la couverture du territoire national, la création d’emplois réels, la diminution substantielle du temps de réponse, l’accès et la concurrence à un marché lucratif et la diminution des coûts du contrôle pour les finances publiques et des ressources fiscales additionnelles.

A l’instar, du contrôle technique pour l’automobile, cette mission devra être supervisée par le CACQE qui devra s’assurer des moyens techniques et des qualifications requises des entreprises privées, intéressées par ce marché, par un agrément à vérifier périodiquement, sur la base d’un cahier des charges.

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