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Dossier mémoriel algéro-français : Les premières mesures

       La commission mixte d’historiens algériens et français s’est réunie le 25 janvier 2024, en session plénière aux Archives nationales à Paris, a remis ses propositions pour résoudre les différents nés de la période coloniale et de la guerre d’indépendance.

Le problème des archives.

        Parmi les problèmes figure en bonne place celui des archives et la commission a préconisé « la restitution de 5 mètres linéaires d’archives de l’Algérie ottomane et la numérisation de 2 millions de documents des archives nationales d’outre-mer ». La commission « s’est attelée à définir la période, la nature, et la typologie de ces archives et documents numérisés ». En outre, elle s’est également accordée sur la nécessité et l’utilité de définir un ordre de priorité dans la numérisation des fonds d’archives à commencer par les archives militaires et diplomatique du XIXe siècle.

Les biens spoliés.

        La commission s’est penchée sur la restitution des biens de l’Emir Abdelkader, d’Ahmed Bey et d’autres personnalités algériennes tels que l’épée, le burnous, les corans de l’Emir Abdelkader. En outre, la commission s’est félicitée « de la proposition faite par le musée Branly ou du Louvre de réaliser un inventaire des items provenant d’Algérie ». Elle a aussi proposé « la réalisation des expositions sur l’histoire de l’Algérie au XIXe siècle à partir des fonds présents dans les musées en France et en Algérie » et notamment sur l’Emir Abdelkader.

La chronologie de la période coloniale.  

        La commission propose « l’élaboration d’une chronologie sur les différents aspects militaires, politiques, économiques, sociaux et culturels durant la période coloniale (1830-1962), en commençant par le XIXe siècle ». Elle recommande le « recensement des ouvrages traitant de l’histoire coloniale en Algérie dans toutes les langues » ainsi que l’organisation de rencontres scientifiques conjointes.

La question des cimetières des prisonniers algériens décédés et enterrés en France.  

        La commission « a demandé le recensement et la valorisation de ces lieux de mémoire par l’apposition des plaques commémoratives ». Il faut rappeler que la création de cette instance chargée d’étudier les archives algériennes et françaises sur la période coloniale a été annoncée en Août 2022 à Alger par les président E. Macron et A. Tebboune.

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