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Hôpital psychiatrique de Blida : des malades mentaux abandonnés par leur famille depuis plus de 40 ans 

L’abondant  par les familles des malades mentaux pose un sérieux problème à l’hôpital psychiatrique de Blida qui enregistre un nombre importants voir 620 malades, dont   parmi eu  220 malades hospitalisés depuis  30 et 40 ans et plus même . C’est le cas de quelques malades qui ne quittent plus l’établissement. Durant la journée, ils vont et viennent dans les cafétérias, les  gargotes et certains services médicaux. Ils sont connus du personnel médical et des visiteurs qui n’hésitent pas à leur offrir du  café, des cigarettes voire des sommes d’argent. «Sur 620 malades hospitalisés, nous avons plus de 220 malades chroniques qui occupent deux pavillons. Nous comptons 36 femmes oubliées par leurs familles. Ces malades abandonnés sont pris en charge par l’hôpital qui leur offre l’hébergement, les soins médicaux et la nourriture. Ils sont là, parmi nous, depuis des décennies», confie Nadji Mabrouk Hicham, directeur du plus grand établissement psychiatrique d’Algérie.L’hôpital, selon le même responsable, est victime de sa réputation, attire des malades venant de la majorité des wilayas. «La prise en charge de la santé mentale nécessite surtout du personnel qualifié capable de faire face aux difficultés devant un patient qui a perdu ses capacités mentales», souligne le directeur de l’établissement .

A l’en croire, l’hôpital accuse un déficit flagrant en médecins spécialistes et infirmiers spécialisés en soins psychiatriques dont la majorité est partie en retraite, et la formation des infirmiers en soins psychiatriques dans les écoles paramédical n’existe plus. «Nous avons des informations selon lesquelles la tutelle compte relancer cette spécialité l’année prochaine», ajoute-t-il.

En attendant, la prise en charge des malades est du ressort d’infirmiers non qualifiés  rendant de ce fait  la prise en charge des malades plus difficile et compliquée.

Des travaux en ergothérapie telles que le jardinage ou la couture pour les femmes occupent les malades afin qu’ils se sentent à nouveau utiles et reviennent à la réalité. L’hôpital a une capacité d’accueil de 1.200 lits mais il ne peut pas répondre à cette charge à cause du déficit en personnel spécialisé.

 

 

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