L’Algérie et l’enjeu Sahélien

Comme l’armée américaine, qui a évacué d’Afghanistan, dans des conditions humiliantes, la France et ses alliés, vont en faire autant du Mali (opération Barkhane) en évacuant quelque 5.000 soldats stationnés essentiellement à Mali (Gao) ! Il est obligatoire de se poser la question de l’échec et de ses conséquences pour la région et pour notre pays, qui faut-il le rappeler, partage une frontière d’au moins 1.000 km, avec le Mali et un peu moins avec le Niger et la Mauritanie.
La profondeur stratégique de l’Algérie
La France considère, au nom de son histoire coloniale (l’empire français), que les pays sahélo sahariens (l’Afrique de l’Ouest) font partie intégrante de sa profondeur stratégique et a toujours agi en tant que tel. Elle s’est dotée d’un puissant appareil subversif appelé, vulgairement la « France-Afrique », avec pour fer de lance les « réseaux Foccart » (services de renseignement, grandes entreprises, barbouzes, mercenaires…), qui régnaient sur tous ces pays de l’Afrique de l’Ouest. Dès l’indépendance, l’Algérie a immédiatement considéré, légalement, que cette région faisait également partie de sa profondeur stratégique, ce qui va entraîner des « zones de fractures » entre les deux pays !Â
La coopération ou la confrontation ?
Dès lors, deux solutions vont se présenter, la confrontation ou la coopération. Malheureusement, la France a refusé de reconnaître la profondeur stratégique de l’Algérie sur la région et a choisi la confrontation avec l’Algérie, au nom de ses intérêts « biens-compris » en sabordant toutes les initiatives que notre pays entreprend pour stabiliser la région. C’est le cas pour le Mali où notre pays a joué de son « influence », pour arriver aux « accords d’Alger » qui devaient mettre fin à la guerre civile, d’origine tribale, entre le Nord et le Sud de ce pays. L’intervention militaire française au Mali, après, avoir détruit le régime Kadhafi, sans apporter une solution politique à ce pays, toute la région a été déstabilisée et est devenue un espace entièrement contrôlé par les narco terroristes internationaux qui vont tenter de prendre le pouvoir au Mali, maillon faible dans la région. La France encore une fois a agi seule, sans prendre en compte la position algérienne qui rejetait toutes interventions étrangères dans la région.
La prévalence de la solution militaire
La décision de la France d’intervenir militairement, pour stopper cette « invasion », ne va pas régler le problème politique, bien au contraire, de coup d’état en coup d’état, le Mali va entrer dans la pire guerre civile de son histoire avec un risque majeur de partition du pays. Il aurait été plus constructif que la France ajoute son influence à celle de notre pays pour consolider les « accords d’Alger » et sortir la région d’un phénomène de contagion à l’ensemble de la région. Après le départ programmé des forces françaises, du Mali c’est au tour du Niger de subir un coup d’État militaire, ce qui va accroître l’incontrabilité de toute la région. Les « accords d’Alger » qui sont toujours d’actualité, ont été jetés aux gémonies et la région se trouve livrée aux narco trafiquants et à leurs commanditaires, étrangers à la région..
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