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Le marché juteux des transferts médicaux à l’étranger

La caisse nationale des assurances sociales (CNAS), vient d’initier de nouvelles procédures pour limiter et diversifier le transfert de patients vers l’étranger, « autant que possible ce peut ». C’est ce que rappelle le président de la commission médicale nationale à la CNAS, le Pr Djamel Eddine Nibouche. En effet, ce dernier affirme, qu’en matière de chirurgie cardiaque, la caisse n’envoie plus de patient du fait que les soins soient effectués en Algérie mais pour certaines pathologies complexes comme la scoliose, ou les insuffisances rénales, le transfert demeure. 

Un marché juteux pour certains pays.

Les transferts médicaux à l’étranger coûtent énormément chers à la CNAS (en devises) et ne permettent aucun transfert de technologie au corps médical algérien. En outre, le suivi médical après le retour du patient n’est pas assuré. Enfin, certains pays comme la France, ont joui d’un quasi monopole durant ces dernières années, sans contreparties financières ni technologiques ni même administratives (obtention des visas).

Diversification et concurrence.

La stratégie de la CNAS consiste à signer des conventions avec plusieurs établissements hospitaliers (italien, belge…) spécialisés dans certaines pathologies, avec transfert de technologie au bénéfice d’établissements hospitaliers algériens (Bou Ismail, Messerghine…). Cette politique aura un impact certain sur les coûts en devises et permettra à terme la formation de cadres du secteur, ce qui se traduira par la prise en charge médicale des patients en Algérie. Enfin, ces contrats prévoient que des équipes chevronnées étrangères vont se déplacer en Algérie pour prodiguer des soins et former des spécialistes algériens.

Les transferts continueront.

A l’évidence, ce programme à moyen et long terme sera accompagné par des transferts à l’étranger, autant que de besoin, pour certaines pathologies complexes qui ne sont pas traitées en Algérie. Le secteur hospitalier privé n’est pas en reste, dans le cadre de cette stratégie, puisque la CNAS signe des contrats et des conventions similaires avec eux.

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