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Les élections locales auront lieu en septembre»

Les élections locales auront lieu en septembre»

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, dans un entretien qu’il a accordé à nos confrères du quotidien Horizons, est revenu sur nombre de questions relevant de l’actualité : les élections législatives du 12 juin, la question mémorielle avec la France, la relance économique, etc. Il annonce, également, la tenue des élections locales pour septembre 2021, la prochaine mise en place d’un modèle de régulation pour la presse écrite et d’une «Web-régie» ­— pour la presse électronique —, dotée d’un tableau de bord qui permettra une répartition équitable de la publicité étatique.
Estimant que la campagne électorale se déroule de manière «sereine et apaisée», Ammar Belhimer indique, à propos des prochaines élections législatives, que le «nouveau dispositif pénal condamne gravement et strictement toute action visant à empêcher les citoyens d’exercer un acte aussi fondamental qu’est l’acte électoral».
S’agissant de la presse internationale qui souhaiterait, à coup sûr, suivre le déroulement du scrutin et l’évolution de la situation post-scrutin, le ministre de la Communication a affirmé que «90% des accréditations sont acceptées.
Seuls trois ou quatre organes ont été exclus parce qu’ils n’ont pas leur place dans notre pays pour avoir soutenu de, manière subversive, certains mouvements interdits» — allusion aux mouvements MAK (Mouvement de l’autonomie de la Kabylie) et Rachad —. Estimant qu’il a fait preuve de «transparence et d’ouverture totales» à ce sujet, il indique en outre que la question des observateurs étrangers relève exclusivement de l’Anie (Autorité nationale indépendante des élections).

Les élections locales prévues en septembre
Annonçant les élections locales pour septembre prochain, le porte-parole du gouvernement note que la prochaine APN (Assemblée populaire nationale) aura une nouvelle configuration marquée par l’émergence de la société civile.
«On assistera à une nouvelle représentation politique adoubée d’une médiation sociale très forte», estime-t-il.
Interrogé, par ailleurs, sur la situation des droits de l’Homme en Algérie, Belhimer juge que ceux-ci se mesurent «au niveau de l’effectivité de l’État de droit. (…). Il y a un nouveau chantier de libertés qui sera engagé dans le cadre de la nouvelle Constitution», indiquant que c’est «à l’aune de ce chantier qu’on jugera de l’état réel des droits de l’Homme dans l’Algérie nouvelle».
À propos du projet de réforme annoncé par le président de la République, Belhimer précise qu’après les élections locales qui auront lieu en septembre, les autres chantiers «traduiront les 54 engagements du président de la République».

Recouvrer le moindre centime volé au peuple
Le porte-parole du gouvernement réitère que le gouvernement est déterminé à aller jusqu’au bout de l’engagement du président de la République sur la question (…) Le premier bilan d’un rapport élaboré par le ministère de la Justice indique que «l’opération est en cours», tout en avouant que «la Issaba a ses éléments à l’horizontale et à la verticale dans tous les secteurs ».

L’Algérie, une entité intacte
Au sujet du plan de relance économique adopté , dans le sillage des 54 engagements du président de la République, Ammar Belhimer estime qu’«il a été mis en œuvre malgré l’ampleur des contraintes générées par la Covid-19», et que les résultats fondamentaux «sont là en termes de rationalisation de la dépense publique». Il note, en outre, que des économies considérables ont été faites, dont 30% en matière d’importation.
Louant le gouvernement Djerad, «une équipe de technocrates, de gens compétents et d’académiciens et patriotes» qui a donné le meilleur d’elle-même, et «les résultats sont là», le porte-parole du gouvernement se réjouit du fait que «l’ère du laxisme, du gaspillage et du détournement» soit dépassée, et affiche un optimisme quant au dépassement de la crise de manière progressive.
Au sujet de la réhabilitation du service public au sein de la corporation de la presse, le ministre de la Communication précise que «tout se fait en toute liberté, sans injonction, sans tutelle et sans paternalisme», indiquant que «la formule mise en place encourage une presse gérée par des professionnels, adossée à un conseil d’administration formé essentiellement de professionnels aussi».
En outre, il annonce la mise en place prochaine d’un modèle de régulation dans le cadre de la nouvelle loi organique sur la communication.
Au volet de la presse numérique qu’il qualifie de «chantier le plus important», le ministre de la Communication annonce la mise en place d’«une Web-régie», avec un tableau de bord qui permettra de répartir équitablement la publicité étatique, indiquant une centaine de sites, dont 65 sont .DZ.
Le porte-parole du gouvernement n’a pas manqué d’évoquer la question mémorielle qu’il estime importante», étant au centre d’enjeux multiples. «Je la résume à la logique des trois R, à savoir la responsabilité de la France dans les crimes contre l’humanité commis chez nous, la repentance, qui nécessite des excuses pour les maux infligés aux populations, la réparation, notamment pour le cas des essais nucléaires dans le Sud, compte tenu du principe du droit international pollueur-payeur et d’un principe de droit français.»
Rafik

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