Il fallait s’y attendre, les deux jours de visite officielle de la Première ministre française E. Borne, à Alger, n’ont certainement pas été suffisants pour couvrir tous les dossiers bilatéraux et notamment les plus sensibles. Dans notre précédent édito, nous avons souligné que quelques 11 accords et lettres d’intention avaient été signés « même si les dossiers qui fâchent ont été discrètement mis sous le tapis, comme le dossier mémoriel, celui des visas et enfin celui de la coopération pour la récupération des biens mal acquis et investis dans l’hexagone » ! J’avais ajouté que « l’on peut comprendre également que ce genre de dossiers peuvent être traités en dehors des médias, compte tenu de leur sensibilité en Algérie et également en France. Il s’agissait du dossier mémoriel, de celui des visas et enfin du dossier de la récupération des personnes et des Fonds mal acquis expatriés en France. Or, nous apprenons par le site de « Jeune Afrique » que le ministre algérien de l’intérieur des collectivités locales et de l’aménagement du territoire B. Merad (c’est la première visite d’un ministre de l’intérieur algérien en France depuis 2016), se rendra à Paris, prochainement, pour discuter du troisième chapitre de la Déclaration d’Alger, relative à la « dimension humaine et la mobilité », chapitre éludé à Alger.
Par le concept de « mobilité », il faut entendre la circulation des personnes (visas et reconduction des ressortissants algériens visés par une mesure d’expulsion, dit OQTF) et l’immigration, dans les deux sens. En outre, le dossier sensible du mémoriel (récupération des archives et création de la fameuse commission mixte de l’écriture de l’histoire commune) et celui de la récupération des personnes (Algériens et Binationaux) et des Fonds mal acquis et investis en France, ne sont pas en reste. En d’autres termes, il s’agit d’un CIHN+ qui se prépare et qui aura pour objectif de traiter les dossiers sensibles, non pris en charge durant les deux jours de visite de la Première ministre à Alger.
En effet, les questions bilatérales de sécurité d’intérêt commun (lutte contre le terrorisme, immigration clandestine, trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains, contrebande…), seront également au menu des entretiens bilatéraux, dans la continuité de la réunion inédite d’Alger, des responsables des services de sécurité des deux pays, présidée par les deux chefs d’état. Il faut donc espérer que ces entretiens portent leurs fruits et débouchent sur des décisions concrètes qui consolideront la confiance entre les deux pays.
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