L'éditorial

Un enjeu économique majeur : La formation professionnelle. 

En termes de parc de centres de formation professionnelle, in-situ, notre pays semble doté de moyens importants sur l’ensemble du territoire national et le nombre de places pédagogiques semble acceptable, à priori. Il faut ajouter à cela la formation en entreprise et celle du secteur privé qui couvre un certain nombre de métiers particuliers. Où est donc le problème ? Il se situe au niveau des programmes et de l’attractivité du produit de formation. S’il n’est pas question d’éliminer les métiers traditionnels et ceux artisanaux, il est évident, en même temps que de nouveaux métiers apparaissent et qu’ils ne trouvent pas en contrepartie la main d’œuvre spécifique. Il vrai que le système d’information statistique est défaillant à publier une situation annuelle des besoins, pour chaque branche et chaque filière, ce qui permettrait de les évaluer et de surtout rectifier les programmes de formation en fonction de la demande. Cette lacune est importante mais n’explique pas toujours les pesanteurs ressenties dans la réforme des programmes et leur mise en adéquation avec la demande et notamment en métiers nouveaux !

Les sociétés de constructions mécaniques italiennes qui viennent de démarrer leur projet ont très bien senti ce besoin de formation professionnelle, en signant une convention avec des centres des conventions pour leurs futurs main d’œuvre qualifiée. En ramenant leurs outils pédagogiques et éventuellement leurs formateurs, ils vont pallier à cette carence et préparer les futurs ouvriers spécialisés (OS), techniciens et techniciens supérieurs, indispensable dans une chaîne de production automobile. Que dire des autres secteurs, la sidérurgie, la métallurgie, la chimie et la pétrochimie, le textile, le minerais, l’agroalimentaire… autant de secteurs que les pouvoirs publics veulent lancer ou relancer sans se soucier de la disponibilité de la main d’œuvre qualifiée ! Va-t-on importer cette dernière ? Dans certains chantiers on remarque de plus en plus de la main d’œuvre étrangère souvent illégalement recrutée et en situation irrégulière de résidence (africain, arabe et pour certain européen) ce qui est une preuve flagrante du déséquilibre offre-demande qui sévit, en matière de formation professionnelle. Peut-on imaginer une armée sans homme de troupe (HDT) et sans sous-officiers ? Nous sommes dans la même situation dans le domaine économique et en particulier dans l’industrie. Il est donc souhaitable voire impératif que les pouvoirs publics se penchent sur ce dossier avec un peu plus de rigueur et qu’ils préparent ses légions de travailleurs qualifiés pour mettre en œuvre ses ambitions industrielles.

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